Temps des sucres

 

Saviez-vous que …

 

L’érable à sucre est le principal arbre qui produit du sirop d’érable mais il existe deux autres types d’érable à sucre. L’érable rouge et l’érable argenté peuvent produire du sirop d’érable mais leur sève contient moins de sucre.

 

Maintenant, plus de 85% des acériculteurs utilisent un réseau de tubulures sous vide pour la cueillette de l’eau d’érable. Chaque érable est relié à ce réseau. Ces tubulures acheminent par gravité l’eau d’érable vers une station de pompage située à l’endroit le plus bas de l’érablière. Il ne reste plus qu’à pomper la récolte vers la cabane à sucre pour ensuite la transformer en sirop d’érable.

 

Les érables se retrouvent principalement au Québec et en Amérique du Nord et on en compte sur plus de 144 000 hectares. Le Québec fournit les 2/3 de la production mondiale de sirop d’érable. Le tiers restant provient du nord de l’Ontario et des États-Unis plus précisément de l’État de New York et du Vermont. 

  

Il faut  30 à 40 litres de sève pour faire 1 seul litre de sirop. Un érable peut donner 60 à 160 litres de sève par saison tout dépendant des conditions climatiques.

 

Dans le folklore français, les noces d’érable symbolisent les 58 ans de mariage.

 

Le sirop d’érable est un sirop produit à partir de la sève brute ou « eau d’érable » du début du printemps concentrée par ébullition. La sève brute est distincte de la sève élaborée ou sève d’érable qui arrive en fin de printemps et qui produit un sirop d’un goût tout autre. Le sirop d’érable est produit dans les forêts du nord-est de l’Amérique du Nord (surtout au Québec, mais aussi en Ontario, dans les provinces maritimes du Canada et en Nouvelle-Angleterre principalement), et se vend aujourd’hui partout dans le monde, dont le Japon (principal importateur).

 

La technique était déjà en partie maîtrisée par les populations indigènes du Canada établies sur le territoire de l’érable, lors de l’arrivée des Européens. On s’en servait en particulier comme aliment tonique, au printemps. De nombreuses légendes amérindiennes mettent en scène le sirop d’érable.

 

Aujourd’hui, la consommation de sirop d’érable est généralisée au Québec et en Ontario où le sirop est parfois consommé au quotidien, se vendant à un prix relativement peu élevé. Le sirop d’érable est aussi populaire dans d’autres pays, en tant que produit exotique rare comme au Japon ou en Allemagne, ou de consommation courante comme au Canada et aux États-Unis, où les prix sont plus élevés. Dans ces deux derniers pays, cependant, le sirop peut être substitué par un sirop dénommé respectivement « sirop de table » et « table syrup », de prix moins élevé, qui contient du sirop de maïs et des arômes artificiels. Populairement, au Québec, on l’appelle aussi « sirop de poteau », terme légèrement péjoratif.

 

Dictons et croyances

 

Autrefois, dès que les premiers soleils réveillaient la sève des érables, c’est la famille au grand complet qui se mettait à l’oeuvre. Le temps était venu, trois semaines après la tempête du nordet, de s’appareiller pour les sucres. Cette période coïncidait avec le réveil des siffleux et des ours, l’arrivée des corneilles et le gonflement des ruisseaux.

 

Une multitude de signes se rapportant au temps des sucres relèvent de phénomènes naturels qui, de tout temps, ont été interprétés. Les vieux sucriers prenaient le temps d’observer les phases de la lune, la direction des vents, la crue des eaux, la quantité de neige tombée l’hiver… Le comportement des astres, de la faune et de la flore semblent être autant de facteurs susceptibles d’influencer la durée de la saison et la qualité de la sève. Ainsi, les premiers cris des corneilles annoncent l’arrivée du temps des sucres, mais lorsqu’on entend celui des outardes sillonner le ciel, ou lorsque la neige ressemble à du gros sel, c’est que la coulée tire à sa fin. Il paraît que lorsque les plaines coulent beaucoup, c’est signe d’un gros printemps; quand la neige tombe mouillée et épaisse, c’est une bordée de sucre…

 

L’apparition de l’oiseau de sucre détermine que le temps est venu d’entailler, tandis que les papillons de sucre noyés dans les chaudières, de même que le pic-bois qui picore les chaudières des érables ainsi que les tuyaux de la cabane annoncent la fin de la coulée.

 

C’est quand la Grande Ourse devient plate à l’horizon que le temps des sucres arrive. Et, selon les sucriers beaucerons: « Quand on entaille les érables dans le croissant de la lune, Ha coule beaucoup plus, mais si Ha coule trop vite au moment de l’entaille, Ha ne coulera pas longtemps ». On raconte que si l’arbre a beaucoup de feuilles durant l’été et si les mois d’août et de septembre sont particulièrement beaux et ensoleillés, il est probable que, le printemps suivant, la saison des sucres sera meilleure… On dit aussi que s’il y a cinq dimanches en février, c’est que le temps des sucres avancera d’un mois; que Pâques commence les sucres ou les finit; que dans les sucreries qui penchent au soleil du midi, on commence les sucres quinze jours plus tôt; et que le temps est venu de cabaner lorsque la débâcle est arrivée…

 

Les croyances continuent de courir, les conteurs de conter et heureusement, les érables de couler chaque printemps, faisant ainsi la joie des plus petits comme des plus grands.

 

 

Croyances populaires

 

Les premiers cris des corneilles annoncent l’arrivée du temps des sucres.

Les premiers cris des outardes annoncent la fin de la saison.

Si on entaille les érables lors du croissant de lune, la coulée est abondante.

Si l’érable coule trop vite au moment de l’entaille, la coulée ne durera pas longtemps.

L’apparition de l’oiseau des sucres signifie qu’il est temps d’entailler (bruant des neiges).

Cet oiseau est fréquent lorsque le temps d’entailler les érables est arrivé. 

Les papillons des sucres annoncent la fin de la coulée.

C’est un papillon gris et blanc qui fait son apparition à la fin de la saison des sucres et qui se noie dans les chaudières d’eau d’érable.

 

 

Histoire

 

Les cabanes à sucre d’aujourd’hui sont apparues au début du 19e siècle. On y sert aujourd’hui des repas typiques composés de crêpes, de fèves au lard, de soupe aux pois, des oeufs, du jambon, des oreilles de crisse, de la tire sur la neige et sans oublier, le sirop d’Érable.

 

Qui a découvert le secret de l’eau d’érable? Un écureuil, comme le prétendait le frère Marie-Victorin? Une Amérindienne ou un Amérindien, par hasard? Quel usage ces peuples en faisaient-ils avant l’arrivée des Européens? Beaucoup de théories ont été élaborées depuis à ce sujet, par nombre d’historiens, mais il y a peu de sources écrites ou de témoignages pour appuyer l’opinion des uns ou des autres.

En se basant sur les sources historiques existantes, on sait qu’entre 1536 et 1542, Jacques Cartier et ses compagnons, intrigués par un arbre qu’ils croyaient être un gros noyer, mais qui était en fait un érable à sucre, l’ont coupé, de l’eau d’érable a jailli en bonne quantité et qu’ils lui ont trouvé un goût de bon vin. Selon ce qui est rapporté en 1557 par le cosmographe André Thévet, un Amérindien lui aurait expliqué qu’ils donnaient à cet arbre le nom de Couton. 

 

Il faut attendre jusqu’en 1606 et Marc Lescarbot, avocat, voyageur et écrivain en Acadie, pour recenser un autre témoignage sur l’eau d’érable. Il décrit la cueillette par les Amérindiens et ce qu’il appelle la distillation de l’eau d’érable. Il parle, entre autres sujets, de l’utilisation de pierres chaudes pour la cuisson des aliments. Un peu plus tard dans le siècle, Gabriel Sagard, un missionnaire récollet, confirme l’utilisation de l’eau d’érable chez les Amérindiens et ledit procédé d’évaporation. Il en parle comme d’un breuvage qui fortifie. Cette idée d’une boisson qui redonne des forces est aussi présente chez le père Lejeune en 1634, relatant les récits de Montagnais qui, lors d’une famine, mangent de l’écorce d’érable pour combattre la faim. Il parle de l’eau d’érable comme un sucre doux comme le miel.

 

Tout au long du 17e siècle, les témoignages concernant l’eau d’érable se multiplient, confirmant une lente évolution de la consommation du sucre d’érable. Dans la deuxième moitié du 17e siècle, puis au 18e, les allusions à l’exportation de sucre d’érable en France comme curiosité culinaire augmentent et, il faut savoir que cela coïncide avec l’augmentation de la consommation de sucre dans la population, mais pas à une généralisation. Le sucre demeure un bien de consommation principalement réservé aux nobles et aux mieux nantis, peu à peu toutefois, la culture de la canne à sucre se multipliant au Brésil et dans les Antilles, plus de gens que jamais deviennent des utilisateurs. Le sucre d’érable en dragée est un bonbon que le roi Louis XIV affectionne particulièrement et c’est une femme d’affaires (ce qui est rare pour l’époque) et une manufacturière de Montréal, Mme Agathe de Repentigny, qui se charge de lui en faire parvenir. Ce qui est cependant le plus marquant au cours du siècle que l’on qualifie de celui des Lumières, c’est le regard de la science, autant sur l’érable à sucre que sur les vertus de l’eau d’érable et du sucre d’érable, dont la consommation est généralisée en Nouvelle-France en 1749, tel qu’attesté par le biologiste suédois Peter Kalm.


En 1708, le sieur de Diereville, lors d’un voyage en Acadie, explique la technique rudimentaire d’entaillage des érables par les Amérindiens. Elle consistait à pratiquer, à coup de hache, une incision de quatre pouces de largeur et d’y insérer un morceau de bois en forme d’auge, d’où l’eau s’écoule dans un récipient, le plus souvent en écorce de bouleau. En Nouvelle-Angleterre, Paul Dudley, dans un ouvrage consacré à la fabrication de sucre d’érable à partir de ce qu’il appelle le « jus d’érable à sucre », explique plus scientifiquement que toute autre personne avant lui, la technique de fabrication du sucre d’érable. Puis, Pierre-François Xavier de Charlevoix, Monseigneur de la Barre, et Jean-François Lafitau confirment l’évolution de la technique de fabrication du sucre d’érable grâce à l’utilisation du chaudron en fer. 


L’érable à sucre, l’eau d’érable et le sucre d’érable obtiennent leurs lettres de noblesse grâce à des scientifiques de renom comme Louis Duhamel du Monceau, dans son ouvrage « Le traité des forêts » publié par l’Académie royale de France, Denis Diderot, dans son « Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers », et le botaniste suédois Peter Kalm, qui, grâce à leur approche holistique, expliquent le processus naturel, puis celui de production, et les effets bénéfiques sur la santé ou, dans les travaux de Peter Kalm, l’expansion de la consommation pour donner un sens au qualificatif qui sera désormais le sien, le sucre du pays.


Le 19e siècle sera celui du passage d’un certain archaïsme dans les techniques d’entaillage et de récolte vers l’utilisation de nouveaux moyens que la recherche et la science mettent à la disposition des acériculteurs. De l’entaille avec incision faite à coup de hache au vilebrequin, du seau de bois à la chaudière en métal avec couvercle, du chaudron en métal qu’il fallait retirer du feu à l’évaporateur et de l’abri en branchages à la cabane de planche, la production évolue lentement vers le modèle que nous lui connaissons encore actuellement, dans ses caractères généraux et excluant les appareils utilisés au 20e siècle. C’est au cours de ce siècle que l’on découvre une méthode permettant la conservation du sirop d’érable et que l’on invente le beurre d’érable et la conserve de 591 ml (canne) que nous utilisons encore.

C’est dans les années 1920 que l’on voit apparaître la classification du sirop d’érable en cinq catégories. La deuxième moitié du 20e siècle voit le remplacement progressif chez le consommateur du sucre d’érable par le sirop d’érable. Celui-ci se trouve maintenant dans les supermarchés, dans un nouveau format mieux approprié aux besoins des consommateurs de plus en plus urbanisés. En effet, ils délaissent l’épicerie du coin pour les supermarchés et les artères commerciales pour les centres d’achats. C’est également à cette époque qu’un concours de dessin est organisé par le ministère de l’Agriculture pour orner la conserve de sirop d’érable. Dessin qui apparaît encore aujourd’hui sur nos conserves.


L’embauche d’un premier chimiste par la Coopérative de producteurs de sirop d’érable, l’apparition de la tubulure dans les années 1970, et celle de l’osmose inversée dans les années 1980, vont permettre de diminuer les heures de travail pour la famille dans l’érablière. L’augmentation du nombre d’entailles permettra pour sa part de satisfaire à la croissance de la consommation des produits de l’érable tant sur le marché intérieur, que ceux extérieurs. 


Au tournant du 21e siècle, la promotion des produits de l’érable, leur « désaisonnalisation » et, vers 2005, la recherche et l’innovation vont marquer la mise en marché des produits de l’érable, notamment par la découverte du Québecol, une molécule unique au sirop d’érable qui fait partie de la famille des polyphénols.

 

 

 

Légendes

 

Selon la légende, les Amérindiens ont été les premiers à découvrir « sinzibuckwud », le nom algonquin (une tribu amérindienne) pour « sirop d’érable », signifiant « tiré du bois ».

 

Les Amérindiens utilisaient leur tomahawk pour faire une incision en forme de V dans les arbres. Ils inséraient ensuite des roseaux ou une pièce concave d’écorce pour faire couler la sève dans un récipient fait d’écorce de bouleau. Ils faisaient bouillir la sève recueillie dans des contenants d’argile pour obtenir le sirop d’érable.

 

Ensuite, le sirop d’érable était bu comme un breuvage sucré ou utilisé en cuisine, car il renfermait une valeur énergétique et nutritive.

 

Deux méthodes étaient utilisées à l’époque des autochtones pour concentrer la sève. Pour avoir un sirop plus transparent la méthode consistait à congeler la sève et on enlevait la glace qui se formait sur le sirop en répétant cette étape pendant quelques nuits. La deuxième méthode consistait à plonger des pierres très chaudes directement dans la sève et celle-ci s’épaississait par évaporation. On obtenait dans ce cas-ci un sirop de couleur plus sombre.

 

Les premiers colons blancs et les négociants de fourrure ont introduit des chaudières de bois au processus ainsi que des bouilloires en fer et en cuivre.

 

Plus tard, ils suspendront leurs chaudières à des chalumeaux faits à la main et introduits dans des trous percés dans les érables.

 

Autant de tribus, autant de légendes amérindiennes expliquent comment cela a pu se passer…

 

 

Légende du sirop d’érable

 

Bien avant l’arrivée de Christophe Colomb, les tribus amérindiennes savaient comment recueillir la sève des érables et la transformer en sirop d’érable. Et à leur tour, les Amérindiens ont appris à nos ancêtres à fabriquer le sirop d’érable. Mais les Amérindiens, eux, comment ont-ils appris ?

 

 

 

Une des nombreuses légendes raconte qu’un petit écureuil grimpa le long d’un tronc d’arbre, mordit sa branche et se mit à boire. Un Amérindien se trouvant au pied de cet arbre le regardait et se demandait pourquoi, puisqu’une source d’eau fraîche coulait tout près. Il imita l’écureuil en faisant une fente avec son couteau … surprise, l’eau qui s’en écoulait était sucrée !

 

 

 

Jusqu’alors, sa tribu ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages. Et voilà qu’il existait un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal. En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut dont les siens souffraient souvent au printemps.

 

 

 

Tout ça parce qu’il avait regardé et imité un écureuil en train de se désaltérer avec la sève d’érable.

 

Micmac

 

Par une journée de tôt printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des érables et, comme elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot qu’elle plaça au-dessus de son feu de teepee. Fatiguée, elle alla s’étendre pour se reposer. Lorsqu’elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.

 

Algonquin

 

Le chef prit son tomahawk de l’érable dans lequel il l’avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s’en servit pour cuire la viande: ce qui lui évita d’aller à la source pour chercher de l’eau. Le goût sucré et l’odeur douce furent très appréciés par le chef. Il appela le sirop dans lequel avait bouilli la viande, Sinzibuckwud, mot algonquin qui veut dire « tiré des arbres ».

 

Iroquois

 

Par un matin froid et piquant, il y a fort longtemps, un chef iroquois du nom de Woksis sortit de sa hutte. Puisqu’il devait aller à la chasse, il retira son tomahawk de l’érable dans lequel il l’avait plantée la veille au soir. Le tomahawk avait fait une profonde entaille dans l’arbre mais Woksis n’y fit pas attention. Il partit chasser.

 

Un récipient en écorce de bouleau était posé au pied de l’érable. Goutte à goutte, la sève qui ressemblait à de l’eau s’écoula de l’entaille faite dans le tronc de l’érable et remplit le récipient.

 

Le lendemain, la femme de Woksis remarqua que le récipient était plein. Pensant que la sève incolore était de l’eau, elle s’en servit pour faire un ragoût de gibier.

 

Le soir venu, au souper, Woksis sourit et dit à sa femme: « Ce ragoût est délicieux. Il a un goût sucré. »

 

N’y comprenant rien, la femme trempa son doigt dans le ragoût qui avait mijoté tout l’après-midi. Woksis avait raison: le ragoût était sucré. On venait de découvrir le sirop d’érable!

 

 

Le dieu Nanabozho

 

Il y a bien longtemps, du sirop pur, comme celui dont on arrose ses crêpes, coulait des érables. Lorsque le dieu Nanabozho y goûta, il le trouva tellement bon qu’il se dit que les habitants de la Terre n’apprécieraient pas ce sirop s’ils pouvaient se le procurer aussi facilement. Nanabozho ajouta donc de l’eau à l’épais sirop fourni par l’arbre, tellement d’eau que le liquide finit par ressembler à de l’eau sucrée. Il dissimula ensuite cette sève au plus profond de l’arbre. Depuis ce temps-là, les hommes doivent travailler fort pour obtenir du sirop d’érable.

 

 

La légende de Nokomis (la Terre)

 

Une légende amérindienne attribue la découverte du sucre d’érable à Nokomis (la Terre), grand-mère de Manabush, héros de nombreuses légendes indiennes. Nokomis aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir la sève. Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver sa grand-mère et lui dit :

 

« Grand-mère, il n’est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu’ils ne puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson  du sirop. »

 

Manabush n’en dit pas plus long, mais craignant que Nokomis ne fût indifférente à ses paroles et qu’elle n’omit de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, il grimpa en haut d’un érable avec un sceau rempli d’eau et en versa le contenu à l’intérieur même de l’arbre, dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l’érable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources :

Cabane a sucre.org

www.mapledelights.com

Wikipedia

Siropderable.ca

http://www.erabliere-lac-beauport.qc.ca

La Maison amérindienne de l’érable

http://ericweb.chez.com/legendes-qc.htm#erable

http://www.citadelle-camp.coop/

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